Vous reprendrez bien un peu de recyclage ?

Nouvel écran plat, nouveau téléphone, nouveau lecteur DVD portable.. Si vous êtes comme beaucoup de français, vous achetez de plus en plus de d’appareils électroniques et électriques. Selon le Monde du 14 novembre, le volume des anciens appareils hors service augmente de 3 à 5% par an en raison des innovations technologiques. Et le problème c’est que lorsqu’ils ne sont pas recyclés, ils peuvent être dangereux pour l’homme ou l’environnement.

Désormais, les enseignes auront l’obligation de reprendre l’ancien lors de l’achat du nouveau, et de s’organiser pour le faire recycler. Une bonne nouvelle. Néanmoins, cela ne résoud que difficile le problème des appareils achetés en ligne, les appareils que l’on ne remplace pas ou encore lorsque l’on vous offre l’appareil de remplacement (j’imagine mal un « Mamie, tu l’as acheté où, mon nouveau téléphone portable ? Tu peux me donner le ticket de caisse, que je puisse faire recycler l’ancien » à Noël). Et il y a peu de communes qui organisent un tri sélectif de ce genre de déchets.

A vous de faire pression sur votre commune pour qu’elle mette en place ce genre de tri si ce n’est pas déjà fait.

Energie solaire : de la puissance dans le nombre

« En France, selon que l’on réside au Sud ou au Nord – et que l’on bénéficie d’un ensoleillement annuel moyen de 1 800 ou de 900 heures -, l’électricité d’origine photovoltaïque coûte aujourd’hui, en considérant que l’installation est amortie en vingt ans, entre 25 et 50 centimes d’euros le kWh. Une dépense à comparer aux quelque 13 centimes d’euros, taxes comprises, facturés par EDF en option de base. En 2010, la fourchette devrait descendre entre 20 et 40 centimes d’euros. En 2020, entre 10 et 20 centimes d’euros. Et, en 2030, les coûts devraient tomber en dessous de 10 centimes d’euros le kWh, que l’on habite à Lille ou à Marseille. (…) Comment expliquer cette baisse continue des tarifs ? D’abord, par la multiplication des installations photovoltaïques, (…) et aussi grâce aux progrès techniques dont bénéficient les installations photovoltaïques. » (Le Monde du 8 novembre 2006).

Effectivement, plus on est nombreux à se mettre à l’énergie solaire, et moins ça coûtera cher. Ce n’est pas seulement une question d’environnement, mais aussi une question de société. Plus il y aura de personnes qui utiliseront l’énergie solaire, plus il y aura de recherche dans ce domaine et plus les progrès technologiques seront importants.

Si vous faites construire votre maison, c’est le moment de vous renseigner sur l’installation de panneaux photovoltaïques. Sinon, vous pouvez aussi vous y mettre, en utilisant les services de sociétés de production d’énergie telle qu’Enercoop. Actuellement disponible uniquement pour les professionnels, cette société, qui injecte sur le réseau de l’électricité produite uniquement à partir des sources d’énergies renouvelables (l’eau, le soleil, le vent ou la biomasse), sera en mesure de fournir les particuliers à partir du 1er juillet 2007. Ce qui ne gâche rien : fonctionnant sous forme coopérative, Enercoop s’inscrit dans une démarche de commerce équitable. Quand je vous disais que c’était aussi une question de société…

Encore un p’tit quizz ?

Si vous en aviez pas assez, voilà encore un autre quizz pour déterminer cette fois votre empreinte écologique. Mon empreinte totale est de 2,8 hectares. D’après le site, si tout le monde vivait comme moi, on aurait besoin de une planète et demi ! J’ai encore du boulot.

Et vous ?

Défi pour la terre

Dans la ligne de « quels petits gestes peut-on faire pour la planète ? », voilà le site de la Fondation Nicolas Hulot, Défi pour la terre. Un site très bien fait, mieux que celui dont je vous parlais l’autre jour. Vous y trouverez de l’information, des gestes simples à effectuer, et mesurer votre impact sur l’environnement à l’aide d’un test. A la fin, vous pourrez vous « engager pour la terre », comme l’ont déjà fait plus de six cent mille personnes.

Vous pourrez également télécharger le Petit Livre Vert pour la Terre, qui recense plus de 100 écogestes classés par lieux de vie. Avec tout ça, je suis sûre que vous allez trouver un ou deux petits trucs à faire pour l’environnement !

Réduire ses émissions de CO²

A la fin du film de Davis Guggenheim que je suis allée voir l’autre jour, on nous enjoignait à aller voir sur le site www.climatecrisis.org ce qu’on pouvait faire pour réduire ses émissions de monoxide de carbone. Obéissante, j’y suis allée, pensant trouver une longue liste de ce qu’on pourrait faire, plein d’actions à entreprendre (pas que je veuille tout faire d’un coup, mais je me disais que comme ça j’aurais le choix !). Eh bien non. Le site est assez décevant, plus une publicité pour le film et surtout pour le DVD qui va bientôt sortir qu’une aide véritable pour la personne convaincue et qui aimerait agir.

On y trouve quand même une liste de 10 choses à faire pour réduire son impact sur le réchauffement climatique. Ce ne sont pas des action énormes, mais c’est vrai que si tout le monde s’y mettait, ce serait déjà ça. Il faut bien commencer quelque part…
1. Utiliser des ampoules à économie d’énergie.
2. Moins conduire (prendre plus le bus et le métro, faire du covoiturage ou du vélo, ou marcher).
3. Recycler plus de ses déchets.
4. Gonfler correctement ses pneus pour éviter de gaspiller de l’essence.
5. Utiliser moins d’eau chaude (installer une douche à économie d’eau, ou laver ses vêtements à froid ou tiède).
6. Eviter les produits sur-emballés.
7. Réduire de quelques degrés la température intérieure en hiver (ou l’inverse en été si on utilise l’air conditionné).
8. Planter des arbres.
9. Eteindre ses appareils électroniques (télé, chaîne hi-fi, ordinateur).
10. Faire passer le mot (et là le site nous encourage à acheter ou offrir le DVD du film, évidemment…)

Je regarde cette liste et je me rends compte que je ne fais pas grand chose de tout ça. Certaines options n’en sont pas pour moi (je ne vais pas planter un arbre dans mon salon à Paris !), mais d’autres sont tout à fait faisables. Je pourrais certainement conduire un peu moins, recycler un peu plus et éteindre systématiquement mon ordi.

Allez ! C’est décidé, je m’y mets pour de bon ! Et vous ?

Réchauffement climatique : ça ne m’arrange pas !

Hier, je suis allée voir « Une vérité qui dérange« , le film de Davis Guggenheim avec Al Gore. Le titre en Anglais est « An Inconvenient Truth » et personnellement, je l’aurais plutôt traduit par « Une vérité pas pratique, qui ne nous arrange pas » (mais c’est vrai que c’est moins beau). Et effectivement, en regardant le film, on se dit que si tout ce qu’il dit est vrai, ça ne va pas nous arranger du tout…

Pour résumer : le gros du film montre une conférence qu’Al Gore donne régulièrement depuis plusieurs années, où il démontre pourquoi le réchauffement de la planète est un problème qu’il faut prendre au sérieux. Il explique notamment très bien qu’il n’existe pas de controverse parmi les scientifiques sur la théorie du réchauffement climatique, contrairement à ce qu’on a tendance à croire, et il montre les conséquences dramatiques et surtout concrètes que cela pourrait avoir (et que ça a déjà) sur nos vies de tous les jours.

Je vous encourage à voir le film. Si cela ne vous convertit pas à la cause écologique, peut-être que ça vous donnera au moins envie d’en savoir plus. Personnellement, alors que je suis très sensible au sujet, je ne voyais pas les choses de cette manière et voir le film m’a énormément remotivée (cela faisait un petit bout de temps que je n’avais pas écrit ici, par exemple). C’est un film intéressant à voir, pas du tout ennuyeux (même si c’estdésagréable de voir Al Gore se mettre en scène de la sorte : il ne partirait pas en campagne à nouveau, lui, par hasard ?).

Une fois convaincus qu’il faut faire quelque chose, reste à savoir quoi faire… Mais ce sera pour un prochain billet !

Manger bio, est-ce écolo ?

Instinctivement, on aura tendance à dire que oui, évidemment, manger un produit bio est plus écolo qu’un produit non-bio. Mais ce n’est pas si simple.

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Avoir un lave-vaisselle, est-ce écolo?

Suite à mon billet sur Pourquoi économiser l’eau, Boubou réagit en me disant qu‘ »un lave-vaisselle consomme 16 litres d’eau pour laver 12 couverts. (…) La technologie peut nous aider à faire des économies d’eau, on n’est pas obligé de vivre en Homosapiens pour être écolo ! » Sur le site de Darty, on trouve la même information, à savoir qu’un lave-vaisselle consomme 15 (ou 17) litres en moyenne. Mais selon Eau de Paris, c’est plutot de l’ordre de 20 à 60 litres! Quelle différence d’estimation! Et effectivement, une vaisselle à la main faite sous l’eau courante peut tout à fait utiliser plus de 50 litres d’eau.

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PAN Belgium – Information sur les pesticides

Pour vous documenter sur les pesticides et leur trouver des alternatives pratiques, vous pouvez consulter le site de PAN Belgium. Vous y trouverez un historique et une classification des pesticides, ainsi que des moyens pratiques d’éviter leur utilisation dans votre maison en cas d’infestation de fourmis, blattes, mouches, poux ou autres petites bêtes.

Libération des AMAP

Un article de Libération fait connaitre un peu plus au grand public le phénomène des AMAP. On y apprend (à ma grande surprise) qu’entre 20.000 et 60.000 personnes sont concernés par le phénomène. Par contre, les « utilisateurs » des AMAP sont catégorisés comme des gens légèrement extrémistes. Certes ils sont souvent engagés, mais ce n’est pas obligatoire. On peut tout à fait faire partie d’une AMAP sans faire partie d’ATTAC (je ne fais d’ailleurs partie d’aucune organisation politique ni écologiste)! Il suffit juste d’avoir une autre façon de voir la consommation et l’agriculture, le reste ça se fait tout seul.

Pour en savoir plus sur les AMAP ou trouver celle la plus proche de chez vous, consultez le site de l’Alliance nationale des AMAP.