Manger bio, est-ce écolo ?

Instinctivement, on aura tendance à dire que oui, évidemment, manger un produit bio est plus écolo qu’un produit non-bio. Mais ce n’est pas si simple.

En effet, la « écolotitude » (je sais, je sais, ça existe pas, comme mot !) d’un aliment ne vient pas seulement de la manière dont il est cultivé, même si c’est important. La saisonnalité, le transport et l’emballage sont d’autres critères très importants.

Manger un produit hors saison, par exemple, signifie que pour sa production (bio ou pas) on a utilisé de l’énergie pour chauffer des serres. Consommer un produit qui vient de l’autre bout du monde veut dire qu’on gaspille de l’énergie pour le transporter, par avion, bateau ou camion, jusqu’à vous. Et consommer un produit emballé dans plusieurs couches de papier, carton et/ou plastique veut dire qu’on gaspille les matières premières et l’énergie pour la fabrication et le transport de ces emballages.

Pour résumer, on peut dire que faire 25 kilomètres en voiture pour acheter des mangues d’Amérique du Sud hors saison emballées dans plusieurs épaisseurs, c’est pas très écolo, même si les mangues en question sont bios ! Parfois, consommer des pommes traditionnelles produites localement, achetées sur votre marché local et les transporter à pied jusque chez vous dans votre caddie, sans sac plastique, c’est bien plus écolo.


2 commentaires à “Manger bio, est-ce écolo ?”

  1. si tu savais à quel point ça me fait plaisir de te lire car le nombre de fois ou je me suis battu contre des too-bio en tenant le même raisonement… Aprés j’ai la chance d’habiter dans une ville maraichère et d’avoir un marché pres de chez moi reservé aux producteurs le samedi matin.

  2. Je suis pas vraiment d’accord…
    L’agriculture dit traditionnelle (celle à pesticide) détruit complètement les terres cultivées. Avant les champs grouillaient de micro-organismes, ils aéraient la terre, la rendaient vivante, saine. L’agriculture à pesticide a détruit complètement ce patrimoine. Les terres sont morts, sans oxygène.
    Jusqu’à présent les anciennes générations transmettaient des terres saines et fertiles (plus ou moins). Que restera-t-il aux générations suivantes?

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