Peut-on encore faire des enfants et se dire écolo ?

« Je sens un décalage croissant entre les valeurs qui m’ont été inculquées et ce qu’il faudrait que je fasse (et que nous fassions tous) pour que la race humaine ait un avenir sur cette planète. »

C’est Tristan Nitot qui nous le dit. Et je suis d’accord avec lui.

En même temps, je me sens assez mal à l’aise avec l’argument qu’il défend selon lequel ce serait écologique de faire moins d’enfants. Yves Cochet avait aussi soulevé ce problème il y a quelques temps.

Je suis enceinte de mon troisième enfant. Forcément, ce genre d’argument m’atteint de plein fouet. Et je me sens remplie d’une foule de sentiments contradictoires :

Culpabilité.
Comment puis-je vraiment me dire écolo si je fais autant d’enfants (et que peut-être j’en aimerais un quatrième plus tard ?).

Rébellion.
Rien que pour ça, j’ai envie de dire que c’est bien de faire des enfants et d’en faire une ribambelle d’autres ! C’est quand même pas à d’autres (et pire, à d’autres hommes !) de me dire quel usage faire de mon propre corps !

Tristesse.
Une politique de natalité à la chinoise ? Un monde sans enfants ? Un monde sans frères et soeurs ? Pas vraiment un monde dans lequel j’aimerais vivre…

Doute, surtout.
Et si on ne s’arrêtait pas là ? Et le suicide ? Et l’euthanasie à partir d’un certain âge ? Et le meutre ? Tous très écolos non ?
C’est provocateur bien sûr, mais j’ai froid dans le dos rien qu’à l’écrire…

Alors oui, informons les gens sur le coût écologique d’un enfant, arrêtons de privilégier les grandes familles avec les allocations familiales, donnons à ceux et celles qui le souhaitent le moyen de ne pas avoir d’enfants quand ils n’en souhaitent pas. Mais décourager les gens d’avoir des enfants, voir leur interdire, cela me semble pas seulement aller contre nos valeurs, mais contre notre nature.

Comment remplacer les éponges synthétiques jetables ?

Un des produits dont j’ai depuis longtemps envie de me passer sans trouver avec quoi le remplacer, c’est l’éponge. Cela peut paraître étrange, mais utiliser autre chose qu’une éponge classique jaune et verte, c’est énorme pour moi. On utilise ça dans ma famille depuis aussi longtemps que je m’en souvienne, à tel point que je n’arrive pas à imaginer comment ils faisaient avant !

Absorbante d’un côté, légèrement abrasive de l’autre, l’éponge jaune et verte courante est terriblement pratique. Mais aussi bien sûr totalement synthétique et jetable. Exactement le type de produit que je veux éviter d’utiliser.

N’ayant plus de grand-mère à qui demander ce qu’elle utilisait « à l’époque », je me suis bornée à chercher dans les magasins bio alentour, en espérant que quelqu’un puisse me renseigner, et j’ai testé quelques idées. Une éponge naturelle ? Trop fragile et je n’arrivais pas à imaginer comment on pourrait en produire autant qu’il en faudrait pour toutes les vaisselles françaises ! Pas viable sur le long terme… Des lavettes en coton ou en microfibre ? Parfait pour essuyer un table ou un plan de travail, mai pas très pratique pour récurer les casseroles… Une brosse à vaisselle comme on en voit parfois dans les vieux films ? Impossible à utiliser, je ne dois pas avoir le coup de main…

J’ai cherché en vain pendant un bon moment, jusqu’à ce que tombe sur un produit génial : un grattoir en cuivre entièrement recyclable, qui ne raye pas la vaisselle, est lavable et dure bien plus longtemps que le grattoir vert d’une éponge. Au bout d’un mois, il est toujours en parfait état.

Il me reste à déterminer si au niveau fabrication ce produit est aussi écolo qu’il se prétend. (D’ailleurs, si vous avez des informations là-dessus, laissez-moi un commentaire.) En attendant, j’ai enfin trouvé un remplaçant pour ma vieille éponge jaune et verte.

Où le trouver :

Un peu d’humilité dans l’écologiquement correct

Bientôt 8 mois de grossesse. Depuis quelques semaines, j’ai dû faire de sérieux ajustements dans mon mode de vie pour prendre en compte un risque d’accouchement prématuré et la fatigue énorme qui résulte de cette 3ème grossesse.  Parfois c’est facile, parfois moins. Parfois je le fais avec bonne conscience, parfois beaucoup moins. Mais tous les jours, cela m’amène à me poser des questions très concrètes. Exemples :

– Je ne cuisine presque plus. Cuisiner a toujours été pour moi un vrai plaisir et pas une corvée, mais rester debout pour faire à manger, même 5 ou 10 minutes, m’est non seulement déconseillé mais franchement douloureux. C’est là où je me rends compte que je passe énormément de temps à faire à manger d’habitude. Faire son pain et ses biscuits pour pouvoir consommer bio sans se ruiner, cuisiner uniquement des produits frais locaux, c’est très bien, très bio. Mais comment faire quand on a très peu de temps ?

– Je ne marche presque plus. Un des avantages d’habiter Paris, c’est que je peux utiliser les transports en commun et les Vélib’ très facilement. Sauf que pédaler avec mon ventre énorme, ou même marcher jusqu’au métro le plus proche, c’est tout simplement impensable pour moi en ce moment. Sans compter que ma sage-femme me l’a déconseillé… En ce moment, la voiture et le taxi sont devenus mes meilleurs amis pour éviter de rester enfermée chez moi en permanence. Eviter de prendre la voiture pour de courts trajets, privilégier les transports en commun, c’est très bien, très bio. Mais comment faire quand on est à mobilité réduite ?

– Je lorgne l’air conditionné de mon voisin. « Jamais ! », me suis-je toujours dit, « jamais je n’utiliserai l’air conditionné. » Sauf que lorsque la chaleur s’abat sur moi avec une telle force que j’ai du mal à soulever mon verre d’eau pour me rafraichir, je me surprends à rêver d’une pièce conditionnée à 23 degrés ! Je me surprends à planifier des sorties au cinéma juste pour profiter de la fraicheur de la salle. Je me surprends à allumer l’air conditionné dans la voiture presque avant même de la démarrer. Eviter l’air conditionné, c’est très bien, très bio. Mais comment faire quand on est médicalement fragilisé ?

Plein de questions, et peu de réponses.. D’ailleurs ma conscience me travaille et j’attends avec impatience le moment où je pourrai à nouveau reprendre mes activités normales. Mais je sais que je le ferai avec encore plus d’humilité, et la certitude renouvelée que chacun fait comme il peut, avec ce qu’il peut. Et que personne n’est parfait.

Habiller ses enfants écolo

4 pantalons, 3 sweats et 5 t-shirts, voilà ce que contenait le carton que le facteur m’a livré hier. Un lot de vêtements destiné à un de mes fils, achetés sur Ebay pour 28 euros.

Acheter les vêtements de mes enfants d’occasion présente à mes yeux 2 avantages majeurs :

– C’est bien moins cher que du neuf. Et en économisant sur les pantalons que j’achète pour mes fils, je peux du coup dépenser un peu plus pour acheter du papier recyclé pour l’école ou des pommes bio pour leur goûter.

– Cela réduit l’impact environnemental lié à la production et au transport de nouveaux vêtements, la production de coton étant hautement consommatrice d’eau et de pesticides et se faisant généralement à l’autre bout du monde.

Pour l’instant, mes fils ne sont pas très regardant sur les vêtements que je leur propose : tant que c’est confortable, cela leur convient. Peut-être que cela changera avec l’âge, peut-être que ce sera différent avec ma fille. Mais en attendant, c’est une bonne affaire pour mon portefeuille et pour la planète.  Pourquoi s’en priver ?

Pour réduire nos déchets, éliminons les produits jetables

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Vive les sports d’hiver !

L’hiver, certaines stations multiplient leur population par 100 ainsi évidemment que la pollution qui en découle. Une fois la neige fondue, on ramasse par exemple jusqu’à 30 000 mégots sous un télésiège de 10 pylônes ! Quand on sait qu’un mégot pollue à lui seul un mètre carré de sol et qu’un simple petit cendrier de poche suffirait à canaliser les déchêts vers des lieux appropriés, il y a de quoi trouver ça dommage.

J’aime bien ce petit film rigolo. A faire circuler, surtout auprès des surfeurs pas forcément sensibilisés à la cause écolo.

La pub et l’écologie

On m’a fait passer cette analyse de publicités récentes (et exemplaires). Très intéressant. En le lisant, cela devient évident qu’il faut que ce soit les consommateurs qui fassent pression pour plus de « tenue » des publicitaires et des industriels. Les publicitaires ont défini une espèce de charte de déontologie concernant l’écologie et le développement durable et pourtant, livrés à eux-mêmes, ils ne tiennent pas leurs propres engagements !

Papa Noël, je voudrais des jouets écolos !

A l’occasion de l’approche de Noël, c’est évidemment l’occasion de se poser quelques questions sur les jouets et leur impact sur l’environnement. De nombreux enfants recoivent une quantité importante de jouets qui ne reçoivent de l’attention que le jour de Noël (et encore). Autant faire en sorte que leur impact sur le réchauffement climatique ou la pollution des sols soit le plus petit possible, non ?

Qu’est-ce qu’un jouet écolo, alors ? C’est :
– un jouet en bois ou en matériaux naturels, qui se biodégradent facilement et/ou n’émettent pas de particules (trop) toxiques lors de leur incinération ;
– un jouet solide, qui ira moins vite rejoindre ses petits copains dans nos décharges ou incinérateurs et pourra du coup être réutilisé ou revendu d’occasion ;
– un jouet produit localement, qui ne voyage pas à travers la planète, gaspillant de l’énergie et émettant du CO2 (si en plus il peut éviter d’être fabriquer en Chine par des enfants sous-payés, c’est évidemment un plus, mais là nous sortons de l’écologie à proprement parler…) ;
– un jouet multi-usages, qui pourra servir de support à plusieurs types de jeux (un merveilleux exemple de cela est le jeu de construction en bois Kapla, qui peut servir de jeu de construction, mais aussi d’épée, de rails pour un train, de pont dans le vivarium de la tortue, de support d’apprentissage pour les chiffres ou la géométrie ou même de support de peinture ou de dessin !) ;
– un jouet d’occasion, qui n’a donc pas utilisé de l’énergie pour être produit mais contribue au « recyclage » utile ;
– un jouet sans piles, qui consommera moins d’énergie, polluera moins et accessoirement, tapera moins sur le système auditif des parents.